Pourquoi les maladies cardio-vasculaires sont-elles considérées comme un problème de santé publique ?

Les maladies cardio-vasculaires sont fréquentes, au point d’être la première cause de mortalité dans le monde. Qu’il s’agisse d’un AVC, d’une insuffisance cardiaque ou encore d’un infarctus du myocarde, toutes ces pathologies sont soigneusement prises en charge en clinique SSR.
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Qu’est-ce qu’une maladie cardio-vasculaire ?

Le terme de maladie cardio-vasculaire englobe plusieurs pathologies, courantes et graves, touchant le cœur et les vaisseaux sanguins. Parmi les maladies les plus fréquentes, on peut mentionner :

  • L’accident vasculaire cérébral (AVC)
  • Les cardiopathies coronariennes
  • Certaines malformations cardiaques congénitales
  • Les thromboses veineuses profondes
  • L’insuffisance cardiaque
  • L’infarctus du myocarde

Les AVC et les infarctus sont des accidents aigus et soudains, dont la cause la plus fréquente est le blocage interne d’un vaisseau sanguin. Toutes ces pathologies requièrent des soins complets, voire une prise en charge urgente. Dans leur majorité, elles relèvent de la cardiologie.

Comment savoir si l’on souffre d’une maladie cardio-vasculaire ?

Il peut être difficile de savoir si l’on souffre d’une maladie cardio-vasculaire. Dans la plupart des cas, le patient est asymptomatique, et l’infarctus ou l’AVC est le premier signe de la pathologie. Certains facteurs de risque peuvent favoriser ces accidents, notamment : le manque d’activité physique, l’obésité, la consommation excessive d’alcool et de nourritures grasses, ou encore le tabagisme.

L’infarctus se manifeste généralement par une douleur au centre de la poitrine, qui peut s’étendre au niveau de l’épaule gauche, des bras, et parfois jusqu’au dos. Les patients éprouvent des difficultés de respiration, souvent accompagnées d’une sensation de vertige ; pouvant aller jusqu’à provoquer des vomissements.

Quant à l’AVC, il est généralement annoncé par un engourdissement au niveau du visage et d’un côté du corps (bras et jambe). La personne éprouve une confusion soudaine, ainsi que des difficultés à parler. La perte d’équilibre et les difficultés de coordination sont d’autres symptômes très évocateurs, qui doivent pousser à consulter rapidement.

Les maladies cardio-vasculaires : un problème de santé publique ?

A l’échelle mondiale, les maladies cardio-vasculaires sont la première cause de mortalité. En France, elles sont la deuxième cause de mortalité après le cancer. Or, dans la majorité des cas, ces pathologies et leurs séquelles peuvent être évitées grâce à une prévention adaptée, et une prise en charge médicale précoce.

En effet, la plupart des facteurs de risque des maladies cardiovasculaires sont évitables, et relèvent de l’hygiène de vie : alimentation déséquilibrée, sédentarité, tabac, alcool. Ces facteurs expliquent la disparité des risques par tranche d’âge, par sexe, et en fonction du milieu socio-économique. L’OMS met en garde contre le lien entre maladies cardio-vasculaires et mode de vie ; d’où l’intégration de la prévention de ces pathologies aux stratégies nationales de santé.

Comment les cliniques SSR prennent-elles en charge les maladies cardio-vasculaires ?

Au sein des cliniques SSR, les pathologies cardio-vasculaires sont prises en charge dans un service dédié de cardiologie. Cette prise en charge est pluridisciplinaire ; son but est d’atteindre un objectif de rééducation réaliste afin d’ améliorer le quotidien des patients. Les professionnels de santé impliqués sont le cardiologue, le kinésithérapeute, l’ergothérapeute, mais aussi le nutritionniste et le psychologue.

Dans le cadre de pathologies de longue durée comme l’insuffisance cardiaque, le suivi médical et paramédical vise une récupération maximale des capacités fonctionnelles. Cet accompagnement est toujours personnalisé, et répond à un objectif de soins spécifique. Grâce à cette rééducation complète, les patients apprennent à :

  • Limiter les facteurs de risque des maladies cardiovasculaires
  • Augmenter progressivement leurs capacités physiques
  • Gérer l’aspect psychologique de la pathologie et du traitement

Tous ces éléments permettent, à terme, de reprendre une vie normale, y compris sur le plan professionnel.